RETOUR •  ACCUEIL  •  GALERIE •  BIOGRAPHIE  •  GIVERNY  •  CONTACT  • 

 

Bal fringuant de la nuit

 

Jarrive auprès de toi, je penche mon amour
Quand les vautours parfois, arrivent au dessus,
Tu chasses de ma plume et de mon bec cornu
Ces charognards volant qui peignent un air trop lourd.

Comme un ciel dérobé sous le pinceau de l’air
Ils guettent le fond clair comme un puissant danger
A présent vont au loin les chasseurs de lumière
Apprendre à apprécier l’air pur de la clarté.

Sur ce tableau inouï, s’achève une saison
Où l’amour étourdi éclaire une chanson
Je suis une charogne épanouie sous le blanc
Qui aurais tant et tant été mêlée de sang,

Mais dans les cieux azur auxquels tous aspirons
Se laisse s’aplanir le gros trait de crayon
Comme des vers d’acier, raides et mal tenus
Soudain s’éclaire la nuit si pâle et si dénue.

Ainsi auprès de toi, je penche mon amour
Oubliant les oiseaux, le sang, l’éclair, la nuit
En mettant en avant le peu que j’ai appris
Mais en te retenant si fraîche au petit au jour.

Quand tu as deviné l’aspect de mes raisons
Un soir de ce voyage, où j’eus pu mettre un sol
Tonique en do majeur, bien que rimé d’un son
Qui pouvait éclaircir le fait que je suis folle

Et ternir ma chanson, tu as su relever
L’assurance et l’audace au gré d’un ré mineur
Oui, tu as bien repris ma coda effrayée
Qui cherchait compassion, et puis bonté de cœur

Je mêle aussi la danse à nos mains plus artistes
T’offrant dans un ballet quelques notes joyeuses
Quelques touches en transe, quelques mots optimistes
Pour suggérer les arts que tu connais, farceuse !

Mais pour te confirmer, que tu sais te pencher
Sur tout ce qui peut être horrible ou enchanté
Tu as le don de vie, ne l’oublie surtout pas
Sans doute as-tu compris ce que tu fus pour moi.

Cécile Bailly Dubois - Voir mon profil FaceBook

 

_______________

 

Pour Patricia,

 

Naufragés de la vie, venus pour peindre un monde,
Exprès écrit ici, la beauté de cette âme
Naufragés de la vie, venus tuer le blâme
Exprès écrit ici, de l’amour que tu fondes.

Espiègle au teint si pâle, et merveille du monde
Tes miroirs enchanteurs, en toi l’artiste gronde
Espiègle au teint si pâle, et toute ta grandeur
Vacille auprès des flots, mais vaille ton ardeur !

Police du cerveau, n’atteint jamais ce gouffre,
Il n’est pas de panneau où gît le jaune souffre,
Il n’est pas de bateau qui n’ait de proue en tête,
Et le mouvement slow ressort de ta palette…

Quant à la mer houleuse, et ses vagues géantes
Tu éclaires, tueuse, un embrun de tes gestes
En faisant émaner l’océane béante
Où ta barque échouée se noue de tout le reste.

Variations des couleurs, sur l’âtre de tes mains
Expression qui se meurt, sous ton espoir qui geint
Et à ce jeu sublime un rien te fait grand peintre
Sous l’esquisse d’un lien, que je tisse en étreinte !

Mais il n’y a que toi, qui peux goûter la rime
Telle que je l’ai crue, et je veux te la rendre
Ou bien n’est-ce que moi qui plonge dans l’abîme
Comme je l’aurais vu, avec un blâme à tendre…

Nul ne pourra jamais lire ces failles blanches
Toi seule, comprendras ces lignes d’un dimanche
Nul ne pourra jamais trahir notre confiance
Toi seule, comprendras, l’enfant de cette alliance.

Cécile Bailly Dubois - Voir mon profil FaceBook